Ou "Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain.", sans rapport avec un supposé poisson d'avril.
Cette victoire paradoxalement laborieuse permet de rester en course et ce n'est que mérité...
En effet, longtemps malmenés à Saint-Romain, les équipiers premiers ont réussi à s'extirper de la nasse dans laquelle ils avaient pris un malin plaisir à s'enfermer.
Après avoir ouvert le score par Yassin sur une frappe qui était tout sauf un caviar mais qui avait surpris le gardien bocal, Cormiche s'est fait rejoindre.
Notre bocal qui nous sert de cerveau ou l'inverse commence à chauffer lorsque l'arbitre siffle un penalty pour un jeu illicite sans ballon de la mouette (Piaf).
Monsieur Gondal est battu et Saint-Romain égalise.
Finalement, ce n'est pas la Saint-Romain car ce dernier, touché derrière la cuisse, doit céder sa place à Joris, Galine se replaçant, à son grand plaisir, en latéral gauche.
Malgré les occasions à la pelle et en vrac (un gardien très inspiré sort devant Nini, fait admirer son sens de la parade sur un ciseau retourné de Tom D et nous met plusieurs fois en échec), notre défense est fébrile comme un poisson pané qui sort du congélateur avant de passer à la poêle.
Notre habituelle charnière Médé-Max bat de l'aile (ils ne sont pas les seuls responsables, entendons-nous bien) et Saint-Romain mène par 3 buts à 1 à la pause, profitant de notre inefficacité dans les deux surfaces.
Parmi la litanie d'occasions manquées, nous nous rappellerons d'une tête de Nini, idéalement placé, qui met hors du cadre.
Pour sortir du cauchemar (ç'aurait pu être pire car un centre-tir des locaux a tapé le fer), Picouse laisse ses joueurs face à leurs responsabilités sous le signe de la détente post-traumatique.
Passées ces explications pseudo-psychologiques, nous avons quand même à l'idée que les occasions ratées finiront par finir au fond, à condition, bien-sûr, d'être plus sereins défensivement.
Monsieur Gondal sera comme un pêcheur sans touche pendant la seconde période et la domination constante de Cormiche sera tardivement mais logiquement récompensée.
Un ballon subtil de Nini pour la tête de Tom D permet de revenir à 2 buts à 3 et les occasions se succèdent, annonciatrices d'une résurrection christique.
Cependant, l'attente est longue (ressusciter, ça se prépare quand même) puisqu'une tête de Max passe juste à côté et que le gardien de la Saint-Romanaise continue à distribuer les pains à coup de manchettes.
Picouse a fait rentrer de nouveaux apôtres, Valo et Tom J à un poste inédit de latéral gauche.
Après une énième faute sur Micard, le dernier cité a frappé un coup-franc permettant à Nini d'égaliser.
Il paraît que le poisson, c'est bon pour la mémoire : le rédacteur ne sait plus si c'était le but de l'égalisation ou le 4ème, on s'en fout comme de sa première morue.
Bon, tout ça pour dire que Nini inscrit à son tableau de pêche un autre but d'une frappe un peu faiblarde mais néanmoins bien placée qui finit sa course dans les filets.
Ayant pris un coup légitime au moral et peinant physiquement, les locaux ne seront guère dangereux à l'inverse de Cormiche mais Galine n'a pas eu de réussite (de la tête notamment).
Après une assez longue séquence de conservation du ballon le long de la touche, un centre de Nini, Tom D conclut tranquillement pour le but du 5 à 3, presqu'inespéré quand on ose se souvenir du score à la pause.
Nous nous quittons donc sur les crampes de Yassin, après une frappe au-dessus, suppléé par Moigno, Piaf reculant d'un cran.
Nous avons eu peur comme dans "Les dents de la Mer" mais bravo.

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