- S'il n'existe aucune règle pour déterminer la distance entre les localités d'origine des deux équipes et donc qualifier la rencontre de derby, il ne fait aucun doute que les matchs opposant Cormiche et Chitenay-Cellettes peuvent prétendre à l'appellation.
- Les artistes anonymes présentent donc le derby et savent aussi qu'un derby, ça se gagne, encore plus qu'une rencontre habituelle et c'est ce qu'ont fait les joueurs de Cormiche par 3 buts à 1.
- Le début du match, vent dans le dos, est entièrement à l'avantage de Cormiche.
- Après un premier centre de Valo dans la surface qui ne trouve pas preneur, c'est Micard, de retour après une longue pénitence qui a débuté en 2014, qui lobe le gardien des 35 mètres !!!
- Quasiment dans la foulée, un corner tiré par Valo est dévié par un défenseur dans son propre but : à peine 5 minutes de jouées et les locaux mènent donc déjà 2 à 0.
- La domination de Cormiche est évidente mais finalement assez mal récompensée (en vrac, claquette du gardien sur un coup-franc de Micard, hénaurme occasion manquée par Moigno, frappe un peu précipitée de Valo, boulet de canon de Yassin repoussé comme il a pu par le gardien, etc...).
- Dans tout ça, Lucasse n'a pas grand chose à faire si ce n'est prendre un ballon remis de la tête par Piaf ou jouer tranquillement des relances au pied.
- Les visiteurs, un peu (beaucoup?) dépassés, commettent des fautes, ce qui envenime les débats et oblige l'arbitre parfois un peu « space » dans ses décisions, heureusement bien aidé par l'excellent arbitre de touche de Chitenay-Cellettes, à convoquer Valo et son homologue pour leur demander de calmer les ardeurs physiques et orales de leurs coéquipiers respectifs.
- Le temps passe, il n'y a toujours que 2 à 0 mais Maxime subit une faute aux 22 mètres : Valo prend le ballon, étudie la situation climatico-topographique (autorisons nous ce néologisme) et place le ballon hors de portée du gardien, sur sa gauche.
- Un peu de confusion : l'arbitre siffle, prend le ballon se dirige vers la sortie puis vers le rond central : que se passe t-il mais qu'est ce qui se passe ?
- Engagement pour Chitenay-Cellettes => il y a donc bien but et 3 à 0.
- La pause est immédiatement sifflée sur ce score logique qui aurait pu être encore plus lourd.
- Maxime, déjà incertain , est remplacé par Romain qui ne tarde pas à se signaler sur son côté gauche mais achtung, ce sont désormais les visiteurs qui ont le vent dans le dos et quelques minutes après la reprise, après une faute (sévère ou inexistante, c'est selon le degré de tolérance de chacun) de Micard, une absence de notre pourtant solide défense ancrée autour de la charnière Bastos-Piaf profite à l'USCC qui réduit le score : 3-1.
- Et voilà, comme une rengaine, faute d'avoir pu tuer le match avec les nombreuses occasions manquées, nous ne sommes pas à la merci d'un coup de Trafalgar (nous pensons aux longs dégagements du gardien).
- Heureusement, Bastos est impérial de la tête sur les longues ogives envoyées par le gardien castanéen.
- Après l'un de ces nombreux ballons dangereux, Piaf se prend de bec avec le N°8 => un carton jaune pour chacun.
- Nous relevons encore notre manque de réalisme après des actions pourtant bien débutées (frappes diverses et variées de Romain, Michal ou encore Tom J qui a subi pas mal de fautes).
- Il y a environ une heure de jouée : le désordre tactique de l'USCC déteint et le jeu devient de plus en débridé : Micard sort la palette double contact et coup du scorpion, Yassin fait des beaux contrôles baby-foot et petits ponts assortis.
- On assiste également à des changements de joueurs : entrent, sortent etc...Michal, Tom D, Moigno (qui aura bien arpenté son côté droit), Maxime, Tom J.
- Et le jeu dans tout ça ? Comme dit plus haut, c'est un peu plus décousu et donc moins collectif, quelques uns cherchant parfois à en faire un peu trop et donc manquant de lucidité (c'est injuste mais retenons Maxime et ses actions un peu trop individuelles et sa passe pour Tom D alors que ce dernier était hors-jeu).
- Une frappe de Galine, lequel aura bien combiné avec Micard au milieu, file au-dessus.
- Nous en restons sur cette victoire méritée mais un plus grand réalisme n'aurait pas fait de mal.
- Après le match, quelques mouettes investissent le terrain et nous vous laissons donc deviser sur la signification précise de la célèbre phrase d'un footballeur français : « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines ».
- A bientôt.

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